Critique BD

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Grâce à la sortie du très controversé Deadpool sur les versions maintenant  » old-gen « , l’un des comics de Marvel malheureusement assez peu connu du grand public agrandit son cercle de fan et me permet accessoirement de me plonger dans son univers. Deadpool étant apparu dans quelques aventures de Spider-Man, je ne le connais seulement de vue et me demandait donc quel était le meilleur moyen de le découvrir. Après quelques chapitres tirés à droite et à gauche, je me suis posé sur ce one shot qui permet de nous apprendre un peu plus sur Wade Wilson alias Deadpool. Ce dernier faisant encore une fois le pitre comme pas permis tout en brisant le quatrième mur comme à son habitude avec une élégance folle, il est difficile de savoir si l’histoire qu’il nous raconte est authentique ou non. Par le passé, Wilson nous avait déjà assuré qu’il avait tellement de versions de son passé en tête qu’il ne sait plus vraiment quelle est la vraie. Il est donc plutôt adéquate de prendre ce  » Il faut sauver le soldat Wilson  » comme une histoire en elle même sans essayer de se demander  » est-ce qu’on veut nous attirer en essayant de nous raconter les origines de notre héros favoris ? « .

Qui est DeadPool ?

Pitch de départ comme il se doit : DeadPool alias Wade Wilson est un personnage pour le moins hétéroclite, affublé d’un dédoublement de personnalités multiple (et non schizophrène, ce n’est définitivement pas la même chose), d’excès de folie passagère, du syndrome d’Ace Ventura qui consiste à ne jamais s’alarmer, d’une auto-régénération et j’en passe. Notre héros à la combi’ rouge sang est donc un personnage haut en couleur qui saura se démarquer des autres super-héros Marvel, vous l’aurez saisi. N’appartenant à aucun groupe comme les X-Men ou les Vengeurs (bien qu’il ai essayé), DeadPool apparaît être un héros qui ne bosse que pour son cul. Narcissique à souhait et amateur de belles fesses, il aura la magnifique habitude de mêler drame et comique dans une alchimie parfaite. Ce qui est extrêmement rare pour n’importe quel oeuvre créative. Deadpool peut paraître bien plus profond qu’il n’y parait en nous offrant des airs de Fight Club par ci par là etc. Et ce comics en question ne trahis pas la règle.

L’histoire

Deadpool se présente au tribunal pour son procès. Visiblement, le bougre possède un alibi béton pour excuser ses dernières mésaventures qui se sont terminés en carnage. Pour explique tout ceci, il reviendra sur ses origines bien avant qu’il n’acquiert ses pouvoirs et sa tête défigurée. Victime d’une expérience génétique dans l’espoir de créer le soldat parfait avec les cellules de Wolverine, Deadpool se retrouve munie d’une auto-régénération. Alors qu’il tentait de sauver quelqu’un d’un incendie, il se retrouve calciné mais encore vivant grâce à sa nouvelle faculté de la morkitu. Comprenant qu’il est en possession d’un putain de pouvoir, il décide de déserter l’armée et de devenir mercenaire au service d’un groupe très fermé du gouvernement au point que seulement quelques personnes en connaissent l’existence. Et évidemment, personne ne le croit à l’audience. Mais Deadpool, en compagnie d’un humour extrêmement géré a bien envie de… juste foutre la merde en s’amusant un petit peu.

Et c’est bien ?

Tout en multipliant les références à la culture populaire, Deadpool nous racontera donc ses origines et ses aventures au sein de cette fameuse équipe de mercenaire ultra méga hyper super secrète. Alternant les séquences au tribunal devant un juge inflammable et les divers flashbacks, Wilson ne cessera jamais de briser le quatrième mur d’un humour de fer. Ce dernier, sans être trop lourd et trop discret, variera assez pour nous présenter quelques parodies de la scène populaire, quelques privates jokes, quelques références à d’autres comics etc. 

En plus de cela, la classe incommensurable et inébranlable du héros se fera ressentir à ses multiples prises de parole surtout dans le dernier chapitre où l’on se rendra enfin compte qu’il n’a cessé de raconter que des conneries (ou pas, justement). Même si la fin (ou double fin) peut paraître trop facile, il faut plutôt la voir comme une réflexion sur l’être humain qu’est Deadpool, sur ses convictions, sa raison de vivre ou même sur sa véritablement condition (mais c’est à réinterprétation de chacun de le décider, cela).

Une fois le comics refermé, on est aussi perdu qu’après un magnifique Fight Club ou un Ben X. Ce genre de sensation où l’on essaie de se trouver sur une question remontant à notre propre situation. Deadpool, à travers son récit propre à son personnage, nous envoie ce genre d’interrogations à la tronche et cela pour notre plus grand plaisir. Dommage que seulement peu de personne ont compris le message.

Critique réalisée par @Djokaire.

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« Lorsque toutes les mers du globe eurent disparu, les hommes pensèrent que la fin du monde était proche. Ils se désespérèrent, sans même songer aux richesses que l’espace infini pouvait leur offrir. Il leur aurait suffi de lever les yeux vers le ciel mais ils en avaient perdu l’habitude. Seule une poignée d’hommes eut le courage d’aller explorer la mer du dessus, qui pouvait
encore sauver l’humanité. Ils furent traités de fous et considérés comme hors-la-loi. »

On se souvient tous d’Albator, le capitaine pirate (et non corsaire, ce n’est définitivement pas la même chose) charismatique, silencieux, d’apparence froide mais au grand cœur et tout le bordel qui va avec. On se souvient aussi de Nausicaa, de Bepop, de Ramis, de Stellie, de tout ce bon monde confronté à l’invasion des Sylvidres et à un gouvernement devenu laxiste préférant s’amuser que de s’inquiéter contre la menace que représente la reine Sylvidra. En résumé, bien entendu, l’histoire se veut plus profonde et complexe. Avant de se pencher sur le résultat de ce film, il faut bien se souvenir de l’animé de 78 dont il est clairement adapté.

Commençons par les points forts ou plutôt le point fort : le visuel. Magnifique, il faut l’avouer. Mais il suffisait de regarder une minute du long-métrage pour s’en rendre compte. Inutile donc de nous fournir un effet 3D dès qu’Harlock se lève et fait mumuse avec sa cape pour montrer qu’il est trop dark. Il est aussi intéressant de noter que Nausicaa a vu sa poitrine tripler de volume mais aussi que nous l’avons admiré sous la douche, donc nue, en train de faire un salto arrière. Je vous laisse trouver vous-même l’intérêt d’une telle séquence. Heureusement, mis à part Alfred alias Bepop, tous les personnages (et non ceux inventés bien entendu) ressemblent à ceux d’origine. Pour ce qui est du pauvre quartier-maître, il est soudainement devenu une masse de muscle adorant arborer une combinaison pompé sur Bioshock (tout l’équipage aussi d’ailleurs) pour faire tournoyer une immense hache dans la tronche des méchants. Inutile d’en dire plus.

Qu’en est-il de la fidélité à l’oeuvre original ?

Albator devient le méchant de l’histoire au même titre que la Coalition Gaïa (qui n’existe pas dans l’animé). C’est assez déroutant quand les deux partis qui s’affrontent sont vendus comme mauvaises. Albator a fait la bourde de détruire la Terre (on ne sait pas vraiment comment ni pourquoi mais yolo) et du coup comme c’est le caca, il préfère annihiler l’univers (il avait œuvré pendant toute sa vie à vouloir le défendre sinon). Je rappelle simplement à notre aimable clientèle que le héros de ce film veut supprimer l’univers car il en a déjà fait de même avec la Terre. Albator possède donc toutes les raisons d’être recherché. Alors que, ce n’était pas le cas, mais alors pas du tout, dans le manga ou l’animé. Mais bon.

Je me demande aussi pourquoi Nausicaa est devenue autoritaire, stricte et s’extasie jusqu’à mouiller sa culotte dès que son capitaine tendre et bien aimé ose ouvrir la bouche pour nous faire un discours horriblement pompeux. On a aussi droit à un gros plan sur son entrejambe dès que Ramis se permettra d’y jeter un œil en pleine mission.

En parlant d’eux, nous sommes d’accord qu’Albator est la traduction française d’Harlock. Donc il serait logique de récupérer les traductions des autres noms, n’est-ce pas ? Même si ce ne sont pas les noms originaux (alors qu’ils en gardent le physique). Bref, exit Nausicaa, exit Ramis, exit Bepop, on a droit à des noms à consonance japonaise que l’on oubliera dès la seconde où ils seront prononcés.

L’une des énigmes épineuse auquel l’humanité va devoir se confronter rapidement c’est pourquoi Ramis est devenu un espion du gouvernement dans le but de tuer le Capitaine. Dans l’animé, c’était simplement le fils d’un chercheur qui s’engage dans l’équipage de l’Atlantis pour venger son père et qui y découvrira plus tard les idées d’Albator pour mieux les embrasser et en saisir le sens. Ici, c’est simplement après un  » la libertai c le swag man  » d’Harlock que Ramis décidera de lui faire confiance (il ne cessera de changer d’opinion toutes les dix minutes par la suite). Si on ajoute à cela notre courageux Albator qui saute de son vaisseau, se prenant pour Batman, pour atterrir sur une planète situé des kilomètres en dessous et qu’il y arrive sans aucune égratignure et pile au bon endroit… Eh oui, les vaisseaux spatiaux, c’est pour les tapettes.

Je rajoute, avant d’en conclure avec ceci, qu’à la fin, on apprend qu’en réalité Ramis est Albator. On pourrait croire à une simple passation de pouvoir mais le film préfère nous dire tout le contraire faisant du petit gars un sosie d’Albator en plus jeune. Bien que non éclaircit, la seule explication tangible est que Ramis est Albator et qu’il remonte le temps à chaque fois pour se recroiser lui-même. Ce qui est grossièrement débile comme démarche mais le film l’est aussi. Si ce n’était pas le cas, je voudrais savoir d’où vient la cicatrice d’Albator. Dans l’animé, il se l’est faite en voulant sauver sa fiancée, mais vu qu’elle n’existe pas dans le film…
Ah, et bien sûr, y’a pas de Sylvidre hein, faut pas déconner non plus.

Le film en lui-même, sans tenir compte de la trahison de l’œuvre original de Matsumoto, nous offre un scénario bancale très mal ficelée, difficilement prenant en multipliant les personnages et les intrigues secondaires à un tel point qu’on a du mal à relier le tout (déjà que c’est assez illogique). Tout le monde mouille dès qu’on parle de la Terre et dès qu’Albator ouvre la bouche pour dire ‘ la tair sa jair la foujaire ‘. Si l’on évite de s’attarder sur le fait qu’Albator, au final, obtient ici un rôle clairement secondaire si ce n’est anecdotique, on pourra en revanche pester sur la fin en papier mâché qui n’en est pas réellement une. Ni Harlock, ni Gaïa ne semble avoir gagné, Albator est toujours immortel (car oui, il a plus de cent ans dans le film), Bepop n’a toujours pas commencé son régime etc etc.

Les répliques des personnages sont parfois risibles au possible ( » venez si vous l’osez car moi je ne vais nulle part « ). Les discours d’habitude très profond et matures d’Albator se résume à ‘ la liberté c la swag absolu mon jeunami ‘ et j’en passe. Puis finalement, c’est grâce à une fleur que l’on se rend compte que la Terre n’est pas si détruite que ça et qu’elle veut renaître alors plan-séquence sur tout le monde qui bande sur une fleur qui vient de naître.

Au final, ce film détruit totalement l’esprit du manga et de 78 en nous proposant par dessus un intrigue difficilement compréhensible et crédible. Peut-être que si vous êtes totalement étranger à l’univers du Capitaine Mystérieux à la joue balafrée, vous pouvez appréciez ce produit commercial. Et encore, si vous y comprenez quelque chose. Si non, retournez mater 78 ou 84 sans compter les très bons films et OAV sur la série.

Critique réalisée par @Djokaire :).

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Aujourd’hui nous allons faire un petit écart, en effet il ne s’agit pas d’une BD ou d’un manga mais d’un roman. Je pense que tout le monde connait le film La Planète des singes, mais qui a déjà lu le roman ? En tout cas @CaptainAlbatar a lu le roman, voici sa critique:

Critique de : La Planète des singes

 

La Planète des singes : critique réalisée par Jack Samat

 

Pierre Boulle. Un auteur français bien de chez nous qui nous livre un livre de S.F. incroyablement humain mais aussi incroyablement inhumain. La parfaite dichotomie nous asperge la tête de questions aussi philosophiques que matériels.

 

 

Critique roman la Planète des singes

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Critique de : Assassin’s Creed Forsaken

 

Assassin’s Creed Forsaken : critique réalisée par Jack Samat

 

Milady adopte depuis quelques temps un rituel fort intéressant. Une nouvelle collection intitulée  » Milady Gaming  » propose de nombreux ouvrages liés à des jeux vidéo. On y retrouve, bien entendu, la saga Assassin’s Creed écrite par Oliver Bowden mais aussi, par exemple, la série du Sorceleur qui a permit à The Witcher de naître. On y trouve aussi du Halo et du Battlefield en passant par Gears Of War et cætera.

Nous voici donc avec l’avant-dernier tome de la saga des Assassins (le dernier portant sur les aventures d’Edward Kenway vient de débarquer) pour notre plus grand plaisir car pour une fois : on a de l’inédit.

 

 

Critique Assassin's Creed Forsaken

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Critique de : Burn-Up Excess & W

 

Review de Burn-Up Excess & W :

 

Souvenez-vous, il y a quasiment deux mois, ede42 nous parlait de Burn-Up Excess & W ici. Je m’étais dit, pourquoi pas et c’est ainsi que le 11 juin je me rendis chez mon libraire habituel pour en faire l’acquisition. Aurais-je mieux fait de passer mon chemin ou bien est-ce génial  comme BRS ? Après tout c’est publié par Panini Manga, bref c’est parti pour une petite review de ce manga.

 

 

Burn-Up Excess & W

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Critique de : Black★Rock Shooter Innocent Soul

 

Le 4 mars 2013 dans la section communauté de Gameblog, une news d’un membre m’a intriguée. C’était l’arrivée du manga Black★Rock Shooter Innocent Soul dans nos contrées, jamais je n’aurais cru que ce manga puisse franchir les frontières française malgré le succès de Black★Rock Shooter au Japon.

Je précise que ce succès n’est pas dû premièrement au manga, si ça vous intéresse je ferais des recherches approfondies et vous expliquerais ça plus en détail dans un sujet à part. Revenons en plutôt au cœur du sujet, je vais vous dire ce que j’ai pensé du premier tome de Black★Rock Shooter Innocent Soul.

 

Critique Black★Rock Shooter Innocent Soul

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Review de The Sacred Blacksmith 7

 

J’ai enfin le tome de The Sacred Blacksmith 7 après plus de 9 mois d’attente. Plutôt longue cette attente, il ne reste donc plus qu’à savoir si ça valait le coup ou bien si il valait mieux s’abstenir. Bref pour ceux qui n’auraient pas vu ma review globale des six tomes de ce manga je vous  invite à aller la lire. Si vous êtes trop fainéants pour ça alors The Sacred Blacksmith est un Seinen dans un univers fantasy.

 

The Sacred Blacksmith 7

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Critique de : Terminator 2029 et Terminator 1984

 

Terminator 2029 et Terminator 1984 :

 

Il y a environ neuf ou dix mois, je faisais la review de la BD Terminator Renaissance, une BD qui était une préquelle du film éponyme. C’est avec grande surprise qu’il y a une voire deux semaines que ma sœur me ramène deux BDs qu’elle a trouvé en occasion. Ce sont les BDs Terminator 2029 et sa suite Terminator 1984. Je ne ré-expliquerai pas brièvement le scénario des films Terminator, si vous ne les connaissez pas alors vous avez juste raté parmi les meilleurs films de Schwarzy. Bref c’est parti pour une mini-review de ces deux BD.

 

Critique Terminator 2029 et Terminator 1984

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Critique de : Est-ce un zombie ? Tome 1

 

Review de Est-ce un zombie ? Tome 1 :

 

Vous savez, qu’on aime les jeux vidéo ou les mangas ça revient au même finalement. En général on aime bien le mainstream et on aime bien aller chercher de l’indy, tout comme on aime bien chercher des choses complètement bizarre. C’est le cas actuellement pour moi avec les mangas.  En tout cas, c’est grâce ou bien à cause de  notre cher Dieu ede42,  que j’ai connu le manga que je vais vous présenter : Est ce un zombie ?

 

 

Critique Est-ce un zombie Tome 1

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Critique de : Re:Birth The Lunatic Taker – Tome 6

 

Re:Birth The Lunatic Taker :

 

Nous arrivons enfin au dernier tome de Re:Birth The Lunatic Taker. Ce seinen, avec une histoire intéressante et qui se penche sur la psychologie des personnages et de leurs évolutions humaines. Bon c’était pas forcément super profond mais au moins ça avait le mérite d’essayer tout en intégrant une petite dose d’humour de temps à autre.  Bref c’était avec impatience que j’attendais ce tome 7 qui est le tome final mais surtout pour savoir si mes doutes quant à la fin étaient fondés.

Retrouvez la critique du Tome 6 ici.

 

 

Critique Re:Birth The Lunatic Tome 7