Test: Alien Isolation (pc)

Test: Alien Isolation (pc)

alien_isolation_rawSouvenez vous, c’était il y a un peu plus d’un an. Son nom: Alien colonial marines nous offrait l’une des plus grosses bouses du FPS jamais sortie. C’est alors qu’Alien Isolation qui n’est pas une suite redonna espoir à tout les fans, comme moi, usés, touchés, fébriles depuis le dernier épisode. Sega devait alors tout revoir et surtout se faire pardonner. Pour cela revirement complet du concept puisque l’on passe du FPS au Survival. Le tout étant de savoir si les éternels fans comme les autres doivent dépenser leur deniers dans ce jeu.

 

 

Elle s’appelle Ripley

Mais tout d’abord il nous faut vous situer le concept. AI se place entre les deux premiers épisodes. La fille de Ripley à la recherche depuis 15 ans de sa mère se voit approchée par un homme de la société pour laquelle elle travaille et qui aurait des éléments importants sur sa mère. En effet la boite noire de son vaisseau se trouverai sur la station spatiale « Sebastopol ». Ni une ni deux une équipe se constitue pour débarquer après un petit voyage interstellaire de routine sur la station.

Mais puisque dans un Alien jamais rien ne se passe vraiment bien, dès l’abordage une explosion va séparer la jeune Ripley du reste de son équipage. Elle se retrouve alors seule sur Sebastopol qui semble être bien parti en couille avant son arrivée.

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(le rejeton d’Hélène ripley n’a pas idée du cauchemar qui l’attend)

Voyage au bout de l’horreur.

Et c’est bien là que vos ennuis commencent. Pas d’armes, pas de repères….juste vous et tout ce que vous trouverez sur votre chemin. Des tunnels noirs et en bordel, des traces de bataille, des fils électriques qui pendouillent, des murs défoncés, pas de doute il y a eu un gros gros HIC sur Sebastopol!

A partir de là vous êtes livrés à vous même. Enfin presque puisque vous rencontrerez bien vite des humains en panique ou des cyborgs complètement pétés du transistor. Impossible de vraiment vous en dire plus sur le contexte sans spoiler mais sachez que dès les premières secondes on ne sent pas du tout à l’aise dans ce soft, mais dans le bon sens. En effet le ressenti d’être une femme faible et perdue dans cette station met tout de suite la pression. Et cette pression est bien sûr renforcée et uniquement présente du fait qu’on sait pertinemment que l’on va être confronté à un Alien. Quand? on ne sait jamais. Combien? C’est là le coup de maître de ce jeu car il n’y en a qu’un seul (et je vous jure qu’il se suffit à lui même) et qu’il n’a qu’une obsession: massacrer tout ce qui bouge.

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(les Cyborgs ça brûle bien!)

Solitude 

Et là tiens tout le concept du jeu. Car même si vous aurez l’occasion de trouver des armes, elles seront toutes inefficaces face à ce monstre. Le but est uniquement de survivre par tous les moyens quitte à devoir vous planquer. Un sentiment d’être la proie renforcé par une vue à la première personne façon « Skyrim » et une ambiance aussi glauque que stressante. Il va falloir non seulement vous frayer un chemin mais aussi faire avec des bandes d’humains pas franchement « sport » et des cyborgs en panique qui n’hésitent pas eux non plus à vous attaquer. Face à eux pas de soucis, même si le combat est difficile, vous pouvez l’emporter mais le risque est d’attirer l’Alien à vous. Mais vous pouvez aussi la jouer fine, créer la panique autour de vous et l’Alien s’occupera des autres pendant que vous vous ferez caca dessus cachée dans un placard en priant Marie, Jésus, Joseph, Allah ou Michel Drucker, pourvu que vous vous en sortiez.

Le deuxième élément, que je qualifierais de culte, dans cet Alien est bien évidemment le détecteur de mouvement qui de part ses « bip » qui s’accélèrent dès que le biped s’approche créé une véritable panique dans la tête du joueur. Mais vous ne l’aurez pas tout de suite….

Mais Alien en se résume pas à un jeu de chat et souris. Vos missions sont assez vastes et variées tout en laissant le dirigisme un peu de côté pour favoriser une certaine exploration. Ainsi vous aurez à rebrancher le courant dans des zones, réparer des portes, fabriquer des outils, vous connecter à des ordinateurs ou encore rendre des services à droite et à gauche pour avancer. Autant de diversité dans le gameplay qui aide à ne pas tourner en rond.

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(Il vous faudra composer avec les moyens du bord)

Isolation

Mais il faut bien avouer que ce sentiment de flip et d’isolation permanent est appuyé par une réalisation sans failles. Et j’insiste là dessus puisque chaque zones, objets ou décors de cette station spatiale sont reproduits parfaitement dans ce jeu. La qualité graphique est au rendez vous et cerise sur le gâteau, l’optimisation PC est juste parfaite. Un fait très rare de la part d’un éditeur japonnais. (quoi? qui a dis FF ? )

L’un des points majeur de cette belle réalisation réside dans les effets de lumières juste bluffants. Que ce soit dans les petits conduits, les contre jours, les reflets on as vraiment cette impression d’y être et le tout dans une fluidité absolue. D’ailleurs le jeu semble être prévu pour tenir les 60fps puisque même ma vieille HD6870 les tiens en ultra.

Ensuite il y a peu de musique (voir aucune) et des bruitages de haut niveau qui en remettent une couche. Et les dev’s ont poussé le bouchon jusqu’à mettre des montées de son distordus et flippants feintant l’arrivée de l’Alien alors qu’en fait il ne se passe rien! C’est sadique et on aime ça!

Alien: Isolation - trailer video

 

(Il est là, il est moche: Monsieur Alien)

Ai sans IA ? 

Important aussi de souligner rapidement quelques petits défauts. le premier concerne l’Alien. Parfois rusé comme un ……Alien, il n’hésitera pas à regarder sous les tables, ouvrir quelques placards s’ il vous sent. Vous pouvez d’ailleurs couper votre respiration quelque temps mais si vous avez le malheur de ne pas tenir avant son départ, votre relâchement d’air vous sera fatal. A contrario, quelque fois alors que vous êtes dans son champ de vision, la bestiole ne va pas vous voir et même passer devant votre cachette sans même y prêter attention. De fait on ne sait jamais si on adopte la bonne stratégie. Bluff t-il ou est-il tout simplement con? Impossible de savoir mais ce défaut parfois frustrant renforce aussi le stress et puisque ce jeu est là pour vous faire stresser c’est finalement un bon défaut.

Second petit défaut mais qui peu vite énerver: les cyborgs qui n’attaquent que vous même quand d’autres humains sont là sauf dans quelques situations qui servent le scénario. Alors bien sûr ils s’en prendront aussi aux autres mais à moindre mesure. Par contre ils sont un excellent appât.

Une IA donc mitigée mais qui ne nuit absolument pas au plaisir de jeu.

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(L’alien est magnifique)

Un long cauchemar

Encore un point fort qui domine dans cette AI: la durée de vie. Franchement si vous êtes une flipette comme moi et que vous avez prévu de jouer seul, dans le noir avec le son bien fort vous allez en chier pendant un moment car il m’a fallu pas moins de 22 heures pour arriver au bout du cauchemar. Alors certes certains pourront reprocher certaines longueurs ou répétitions dans les phases de jeu, qu’à un moment donné on arrive à prévoir l’arrivée de la bête et ce n’est pas faux mais au pire quelques pauses ne font franchement pas trop de mal. Alien est flippant, usant, stressant mais ultra bandant et c’est bien ce qu’on lui demandait.

Seul au monde

Pour conclure, vous l’aurez compris, Alien s’adresse d’abord aux fans purs. C’est un énorme fan service remplis de références qui rendent justice à la trilogie (non je ne parlerai pas du 4, dans ma tête il n’existe pas ! ). Cependant, Alien sera aussi une super expérience pour ceux qui ne connaissent pas ce monde et cherchent un peu de frissons depuis que RE et SH se sont faits la malle.

Une réalisation au top et un concept de jeu qui glorifie la faiblesse et les coups bas pour s’en sortir appuyée par une ambiance frissonnante font oublier quelque errances au niveau de l’IA et certains passages répétitifs pour finalement une vingtaines d’heures de cauchemar comme on n’en souhaiterait même pas à son pire ennemi.

Les plus: Ambiance stressante, univers respecté, très beau, très bonne optimisation PC, un Alien plus vrai que jamais, effets de lumières éblouissant (!) , durée de vie, réalisation sonore

Les moins: IA parfois étrange, interface peu intuitive, humanoïdes trop imprévisibles 

 

 

 

On en pense quoi ?
Au top
25 ans de jeu dans les dents et toujours pas de meurtre !

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9 Commentaires

  1. Merci pour ce test m73 !
    Qu’il est oppressant ce jeu ! J’ai jamais eu autant la flippe, Outlast à côté c’était de la gnognotte !
    J’y joue aussi en ce moment sur Pc et il est vraiment pas vilain et il demande pas tellement de ressources.

  2. Ha ba tu vois en ayant appris qu’il y’avait un nouveau Alien je me suis dit « encore un FPS de merde sur une licence déjà beaucoup trop exploitée »
    Et là je vois ton test et ça me fait changer d’avis ^^ Bon par contre je l’achèterai pas car je n’aime pas ce genre de jeu, pas parce que j’ai peur mais parce que je les trouve sans grand intérêt et un peu rébarbatif !

    Merci pour ce test 🙂

  3. Un jeu que trois potes sont en train de faire actuellement et ils m’en disent tous du bien. Surtout au niveau du soucis du détail, avec genre la queue de l’alien qui glisse sur le sol de manière très crédible. C’est un jeu que j’achèterai pas car un j’ai pas vu les Aliens ( Pas vu ça et le Seigneur des Anneaux, pendez moi :p ), et en plus de ça, c’est pas le genre de jeu que j’affectionne le plus.