Jack est en forme, après le test d’inFamous SS, voici un test sur un jeu attendu par de nombreux gamers ! Qui n’a jamais joué à un Metal Gear Solid dans sa vie ? De quoi… non pas toi ? Sérieux ? Tu sors ok ! Bon maintenant que nous sommes entre gamers voici :

La critique de Metal Gear Solid 5 Ground Zeroes

A Hideo Kojima Game. C’est la petite phrase perchée sur une jaquette de jeu vidéo qui se traduit par un ” Achète-moi, je suis parfait “. Enchainant les succès critiques et commerciaux depuis Metal Gear Solid qui faisait suite aux premiers opus sur MSX, le génie de Mister Kojima n’est plus à prouver. Que ce soit avec ses productions tels que Zone Of The Enders ou ses petites touches personnelles à l’instar de Boktai: The Sun Is In Your Hands, le concepteur japonais est devenue au fil du temps une icône de l’industrie vidéo-ludique à tel point que la simple émission de son patronyme inspire le respect. C’est donc contre une assez grosse indignation que Kojima se heurte quand il décide (sûrement sous la pression de Konami) de faire de MGS 5 un jeu en deux parties dont la première sera vendu à trente euros avec pour seul justification : ce n’est qu’un avant-goût de The Phantom Pain. Il ne faut pas beaucoup de temps aux détracteurs de la saga et aux journalistes vouant un culte à la débilité pour se pencher exclusivement sur la durée de vie du soft pour le jauger. Il est vrai que la mission principale peut se boucler extrêmement rapidement mais ce serait affaire de speedrun. Je défie toute personne de finir Ground Zeroes sans avoir à l’esprit de le rusher. Et en mode difficile, histoire de rigoler un bon coup.

 L’histoire de MGS5

Rappelons donc les faits, c’est l’histoire pas très cool de John alias Jack qui se voit traumatisé et marqué à vie après l’accomplissement d’une mission périlleuse pour le compte des USA. Se considérant directement trahit par ses derniers, Snake, de son pseudonyme top secret que tout le monde connait, décide de tourner le dos aux Nations-Unies et de fonder MSF, une compagnie militaire privée n’appartenant à aucune nation (d’où le terme : Militaire Sans-Frontière). Au début, c’est cool. Il a même un métisse américain-japonais à ses côtés pour l’épauler en la personne de Kaz’ Miller alors, franchement, c’est la méga-classe assurée. Mais tout cela, c’était avant le drame messieurs dames. Snake intègre dans ses rangs une enfant soldat du nom de Paz qui s’avère être en réalité une espionne pour le compte de Cypher. Mais qui est-donc Cypher ? Snake n’est pas content et quand réussit à vaincre Paz qui avait pris le contrôle d’un tank nucléaire bipède dans son dos, il parvient également à l’envoyer valser dans la flotte. Pas de bol, elle a survécu et s’est fait enlever. Voulant des réponses, Snake s’aventure dans une base ennemie pour la récupérer et la faire parler. Si possible, aller aussi chercher ce mongolien de Chico, enfant soldat et pote du héros, qui s’est fait niquer la tronche en voulant lui aussi libérer Paz. C’est ça Ground Zeroes. Sauver des gamins. Mais attention, c’est des gamins importants, alors ça passe.

Test de MGS5 Ground Zeroes

Le jeu s’ouvre subtilement sur une scène de nuit. La caméra bouge d’elle-même pour filmer avec minutie une nouvelle personne dont l’identité reste encore un mystère : Skull Face. C’est visiblement lui le ravisseur de Chico et Paz détenus dans le camp Omega. En compagnie de la magnifique chanson ” Here’s To You “, cet étrange antagoniste disparait à bord d’un hélico laissant le soin à Snake de reprendre notre attention. Ce dernier escalade une falaise pour rejoindre une des nombreuses entrées du complexe sur les conseils de Kaz’ qui le guide de sa douce voix à l’aide d’une radio. Une fois en position, le jeu démarre directement. Premier choc, l’environnement et le décor qui semblent incroyablement détaillés. Le moteur du jeu nommé Fox Engine, fait visiblement des miracles. Le reflet des lumières dans les flaques d’eau, les gouttes de pluies sur l’épaule de Snake, le vent sur les tentes et j’en passe. Le plus déroutant pour les fans de la saga uniquement et surtout pour ceux qui ont concentré leur amour de MGS sur la chronologie de Big Boss : les nouveaux mouvements. Exit la roulade avant, Snake plonge directement sur le ventre pour rester à couvert allongé. Désormais plus crédible et surtout plus rapide, ramper devient très important dès qu’il s’agit de passer inaperçus. Tout est maintenant extrêmement fluide que ce soit les nouveaux mouvements comme le Sprint ou l’escalade ou les anciens comme la marche accroupie. Bien qu’ils subsistent quelques incompréhensions comme Snake qui plonge dans le vide et qui se position et qui se repositionne en une frame, prêt à atterrir sur les pieds. Il est vrai qu’il faut vraiment aller chercher ce genre d’action et donc les remarquer car même en plein jeu, ils ne sont pas vraiment utiles. En revanche, sauter d’un bloc à une autre restera assez approximatif si l’on ne prend aucune précaution car Snake ne sera pas aussi prudent que Lara Croft, s’il est proche du rebord, il tombera. Néanmoins, pouvoir bondir pour attraper le sommet d’une clôture et l’escalader est réellement jouissif pour n’importe quel fan de l’univers MGS. Pareil pour grimper sur une caisse dans l’espoir de se retrouver après un autre saut sur un toit pour mieux jauger le terrain. Le joueur se retrouve donc beaucoup plus libre dans ses déplacements et ses actions. De nouvelles voies s’offrent à lui. Des voies qui lui étaient impossible d’emprunter dans les précédant opus. Parallèle à la nouvelle aptitude qui est d’escalader, le level design prend un coup dans les dents. Il se retrouve maintenant légèrement plus escarpé pour laisser le soin à Snake d’utiliser pleinement ses nouvelles facultés. Autre nouveauté : les véhicules. Bien qu’ils ne soient pas réellement obligatoires pour accomplir la mission convenablement, il est possible de les utiliser pour diverses raisons. On peut charger un corps dessus que ce soit prisonniers ou alliés pour s’enfuir avec eux et les évacuer par hélicoptère ou simplement aller d’un point A à un point B plus rapidement. Pour ce qui est, justement, de déplacer des corps, il n’est plus question de les trainer comme un autiste. Snake a bien observé Sam Fisher et sait maintenant qu’il est possible de les soulever et les caler sur ses épaules pour les emporter où il veut. Une fois un bonhomme sur le dos, il est toujours possible de sprinter, tirer, crocheter les portes et les ouvrir au sacrifice d’une discrétion qu’il est tout de même préférable de posséder.

Test de MGS5 Ground Zeroes

L’élément du jeu qui choque le plus une fois plongé dans le soft, demeure indubitablement son I.A. Jamais un ennemi n’a été plus intelligent que ceux de Ground Zeroes. Capable de vous repérer avec précision et justesse, il faudra impérativement maintenir cette notion à l’esprit ” si vous les voyez, ils vous voient aussi “, sauf si vous êtes caché, bien évidemment. Il peut y avoir un énorme espace entre vous et votre adversaire composé d’un grillage et d’une cabane, s’il tourne la tête vers vous ne serait-ce que pour vérifier qu’une porte est bien fermée, il vous repérera. Il faudra alors évoluer avec une extrême prudence contre ces gardes qui semblent plus humains qu’avant. Heureusement, les ennemis ne sont pas tous forcément impitoyables. Leurs capacités à agir et à vous remarquer sont plus subtiles. Certains gardes, par exemple, ont une vue beaucoup plus mauvaises que les autres et auront donc plus de mal à voir Snake que leurs collègues mais ils ne laisseront pas tomber l’affaire pour autant et essayeront de vous approcher pour vérifier. D’autres vous laisseront une excellente opportunité de bouger d’une cache à une autre quand ils fixeront pendant un petit moment leurs chaussures. Si jamais vous avez manqué de précaution et qu’on vous repère, un bullet time s’enclenchera où il vous sera possible d’éliminer celui qui vous a repéré. Si vous échouez, c’est l’alerte. Et il ne suffira pas de se cacher sous un camion pour disparaitre. Les ennemis vérifient chaque recoins et ne se laissent dorénavant plus berner par ce genre de cachette. Il faudra alors dénicher un endroit calme et certain pour s’y poser et attendre que les choses redeviennent tranquilles. Avec une telle évolution au niveau de l’intelligence artificielle, il est important de noter que la difficulté est évidemment accrue. Ground Zeroes est loin d’être insurmontable mais il requiert plus de patience, de minutie et d’attention que ses prédécesseurs. Un réel plaisir pour tout amateur du genre infiltration.

Quid de la durée de vie de Ground Zeroes ?

Soyons mauvaises langues et proclamons que la mission intitulée Ground Zeroes est courte. Soit. Le jeu contient aussi quelques niveaux supplémentaires qui nous proposeront d’explorer à nouveau cette fameuse base Oméga sous un nouvel angle. Parfois en plein jour, ce qui veut dire qu’il faudra être beaucoup plus prudent qu’en pleine nuit ou encore en hélicoptère pour nous obliger à être extrêmement vif dans l’espoir de flinguer les bougres qui nous canardent. Ajoutant au tout quelques heures supplémentaires, les missions supplémentaires seront également doté de nouveaux défis par le biais des divers trophées du PSN qui nous forceront à revoir notre façon d’exécuter tel ou tel contrat pour les réussir. A noter qu’il existe des patches XOF à collecter dans la mission principale. Ce sont des petites insignes dispersés sur la map qui permettent de débloquer un niveau bonus si vous les récupérez toutes. En plus de ceci, il y a également des cassettes à trouver que ce soit dans la mission principale ou les autres qui vous permettront une fois écoutés d’éclaircir les zones d’ombres du scénario. Bref, rien n’est vraiment laissé au hasard avec Kojima mais il faut tout de même appréhender ce MGS avec l’envie et la force de l’explorer à fond. Si vous le considérez avec dédain comme un jeu à faire en plus pour satisfaire votre ego démesuré de pgm, la pilule sera très dure à faire passer. Même par la voie de secours.

mgs5

 Enfin, il faut souligner le grandiose de la mise en scène qui, même si elle n’atteint pas la force d’un MGS3, reste tout de même bluffant. Avec une nouvelle façon de promener sa caméra de partout, Kojima nous prouve encore une fois son talent incandescent. La scène d’introduction ne contient qu’une seule prise et pourtant, c’est sur le cul qu’on la regarde (la plupart des gens jouent assis mais l’effet reste le même). Pour ce qui est du scénario à proprement parler, il n’est, comme Konami l’a lui-même maintes fois répété, qu’une mise en bouche de ce que sera le prochain MGS. On sait enfin ce qu’il advient de Paz et qu’elles étaient réellement ses intentions même si, vu qu’elle le sait pas elle-même, ça reste un peu flou mais le mystère Skull Face et Cypher reste présent et ne sera sûrement qu’éclaircit que dans The Panthom Pain. Il est toutefois important de vous avertir que le final de ce Ground Zeroes comporte une séquence assez gore tant par son visuel que par un bout de ses dialogues. Les plus dur d’esprit pourront la zieuter sans problèmes mais les plus sensibles devraient tout de même être avertis. Rien de vraiment traumatisant cela-dit mais la tension est tout de même assez percutante.

Et alors il est bien Metal Gear Solid 5 ?

En définitive, MGS: Ground Zeroes est un excellent jeu. Assez court, il faut le reconnaitre, par rapport aux autres Metal Gear mais en aucun cas vide. Ce n’est ni une démo de The Phantom Pain ni un épisode canonique de la saga, simplement un avant-goût. Un petit jeu qui ne manque pas de qualité que l’on nous sert avant de nous exploser avec le plat de résistance. Malgré son indiscutable force, il est conseillé d’être fan de la saga pour apprécier le jeu et vouloir ainsi l’explorer à fond et en profiter pleinement. Vous êtes prévenus.

4 commentaires

  1. J’ai adoré faire ce MGS : Ground Zeroes sur ma One ! 🙂
    C’est vrai qu’il est vraiment joli de nuit mais un peu moins de jour.
    La mission Ground Zeroes m’a scotchée à mon canapé et la première j’y ai bien passé 2 heures ^^’
    Etant avide de challenge et de succès (trophés) je suis à environ 9 heures de jeu et encore je n’ai pas tous les fameux succès .
    Une excellente critique pour un auteur tout aussi excellent ! 🙂

  2. Merci pour ce test plutôt complet et bien écrit mais il faut arrêter avec le terme “jeu”. c’est une putain de démo vendu 30 balles un point c’est tout. Personnellement et tout fan de la série que je soit je ne peu pas vraiment intégré le qualificatif “excellent” pour ce qui au départ était une démo (voir e3 2012) et au final se retrouve dans les bacs, toutes qualités intrinsèques du contenu soit il.

    C’est ce que j’appel clairement du “fan service” ou plutôt du “fist fan fucking” et le pire de tout ça dans l’histoire c’est que chaque acheteur cette galette confirme à Konami ET AUX AUTRES, que ce genre de pratique est tout à fat viable commercialement.

    Bravo à vous vous venez de valider officiellement la vente directe et sans tabou “de chapitres de jeux vidéo”.

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