Test: Pro Evolution Soccer 2015

Test: Pro Evolution Soccer 2015

jaquette-pro-evolution-soccer-2015-playstation-4-ps4-cover-avant-g-1415380134On le dit toutes les années, PES est de retour et puis quand la sortie du jeu est effective la déception est de rigueur et ce depuis 2007 lors de cette transition “next-gen” loupé qui sera presque fatale à l’ancien roi des simulations de foot. Ca tombe bien puisqu’une génération plus tard, Konami s’offre une nouvelle chance avec PES 15 tout auréolé de plusieurs titres de meilleurs jeu de sport sur les différents salons.

 

 

 

 

 

2 ans pour repenser

Et pour ce faire, Konami avait donc décidé l’année dernière de laisser le champ libre sur nextgen à son pote Fifa tout en desservant une version 14 très encourageante sur PS3/PC et 360. Au point que cette année, alors que Fifa régresse, tous les regards se sont tournés vers cet opus 2015. Le moteur de Metal gear 5, le Fox engine, ainsi qu’un gameplay  remis à zero et des nouveaux modes de jeux sont les nouveautés effectives de PES mais en fait la vraie nouveauté c’est que PES redevient une simu et quelle simu !

pro-evolution-soccer-2015-playstation-4-ps4-1403711915-003

Tu es beau mon fils 

Mais parlons technique avant de rentrer dans le vif du sujet. PES arbore donc pour la première fois sur PS4 et One le nouveau moteur Fox Engine et force est de constater que l’apport de ce dernier d’un point de vue graphisme n’est pas anodin. Palette de couleurs étendues, effets à la hausse, définition de chaque élément du jeu, du terrain en passant par les supporters et bien évidemment les joueurs qui pour le coup deviennent criant de vérité. Du moins pour les grandes équipes car si un Ronaldo, un Pogba, un Messi sont reproduis à la perfection le traitement n’est malheureusement pas le même pour les joueurs d’équipes un peu moins importantes. On penses notamment au club le plus populaire de France (Marseille) ou des joueurs comme Thauvin, Ayew, Alessandrini son méconnaissables alors que Mandanda, Dja Djé Djé et ….. Cheyrou le sont! D’ailleurs c’est en voyant Cheyrou sur le terrain qu’on comprend que les roster datent de cet été. PES est donc très beau mais inégal dans le traitement des visages. On lui pardonne car pour le coup il dépasse son rival sur quasiment tous les plans, surtout le premier à savoir le terrain, les joueurs et tout ce qu’il y a autour. Côté supporters il y a eu un bon travail mais  on retrouves trop souvent les mêmes “gueules”. Un petit mot sur les menus qui désormais sont au format “brique” bien plus légers qu’auparavant mais parfois brouillons.

pro-evolution-soccer-2015-playstation-4-ps4-1415882953-038

Le gameplay du sacrifice

Mais pourquoi je parle de sacrifice? Parce que c’est ce que PES 15 va vous demander. Oubliez les grandes envolées sur les ailes, les dribbles digne d’Olive et Tom et le jeu calibré au micron de Fifa. Non, PES propose un football bien plus réaliste. Le jeu est très posé et il va falloir travailler l’équipe adverse au milieu de terrain tout en faisant bien tourner la ballon sous peine de céder sous l’éventuel pressing mis en place. Ainsi la moindre petite ouverture résonne comme les louanges du seigneur, aussi rares que mérités, a vous ensuite de faire les bons choix pour en profiter et ne pas laisser une défense bien plus coriace qu’avant vous reprendre le fruit de votre minutieux travail. De fait si tout s’enchaîne à merveille, il va falloir bien calculer vos passes, le contrôle de celle ci et la suite car les joueurs de PES ont une inertie unique pour un jeu de foot et il sera alors facile de prendre à contre pied son équipier s’il n’est pas dans la course du ballon, ou de ralentir l’action à cause d’un mauvais contrôle…Autant d’éléments qui forcent le joueur à ré apprendre le football virtuel mais le pire c’est que ça en deviens jouissif puisque la récompense d’une action apporte une véritable satisfaction.

Mais tout cela est donc rendu possible par une physique de balle juste parfaite, les passes sont précises, directes et aucun temps de latence ne viens gâcher les constructions. L’IA gère très bien les espaces en attaque ou en défense et si elle se rend compte que vous jouez en possession elle appliquera un pressing important.

PES 15 est donc redevenu ce jeu exigeant et valorisant qu’on as perdus à la fin de l’air PS2. Autant le dire franchement quand on rejoue à Fifa derrière on as l’impression d’être sur une borne d’arcade! Et croyez moi qu’il me surprend de devoir le dire.

J’ajouterai aussi un petit détail mais qui change tout lors des luttes au sol puisque le stick droit permet de jouer l’épaule contre épaule ou de retenir un joueur. Et selon comme on l’utilises il peu vraiment changer le cour d’une action surtout défensivement.

pro-evolution-soccer-2015-playstation-4-ps4-1408009414-018

Tactique, Fatigue et jeu de tête

Mais ce gameplay aux oignons n’aurait pas de sens si le côté tactique n’avait pas bougé. Heureusement Konami a pensé à tout et les possibilités de ce côté là sont très importantes. Ainsi on peu mettre en place des pressing collectifs ou individuels adaptés aux équipes adverses ou au contraire mettre en place les bétonnières pour organiser des contres fatals.

Et tout ceci a un prix puisqu’à l’image de l’OM qui effectue un pressing tout terrain très agressif, les joueurs se fatiguerons bien plus vite et il n’est pas rare de devoir changer des joueurs autour des 55 minutes de jeu, un fait nécessaire sous peine de voir un attaquant fatigué moins bien se placer, perdre ses duels, faire des frappes môles et imprécises etc etc . Un aspect qui donne encore plus de réalisme au jeu et oblige lors des longues saisons des modes Ligue des Master, vers une légende ou Myclub a véritablement gérer son effectif et d’utiliser la rotation.

Autre point du gameplay ou PES surpasse encore largement son rival: le jeu de tête et les coup de pieds arrêtés. En fait un vrai bonheur! Chaque prise de balle, lutte aérienne, corner se transforme en retransmission télé tant ces faits de jeu sont reproduis à la perfection. Impossible de gagner une balle sans le vouloir, un centre n’est jamais le même que le précédent et les joueurs viennent couper les balles selon leur placement et leur capacités. Un travail formidable qui donne un cachet fou au jeu lors de ces phases et surtout aident le joueur.

IA en progrès mais …. 

Mais tout n’est pas rose dans PES et malheureusement si l’IA est en net progrès elle accuse une fois de plus très vite le coup sur les balles en profondeur. En effet une fois qu’on est à l’aise, si notre équipe à le dessus par rapport à elle il est très facile de la mettre en défaut dès qu’on lance un joueur sur les côtés ou dans l’axe même si attention ça ne marche pas à tous les coups. L’IA demeure quand même faible sur ce secteur mais c’est un défaut mineur que Konami pourra surement très vite corriger. Par contre, à l’instar de Fifa les gardiens ont des réactions aussi bien censés que déstabilisantes selon les situations. Ainsi j’ai aussi bien vu des gardiens sortir presque au milieu de terrain pour venir couper un contre adverse que les voir inerte face à un attaquants qui récupère une balle dans sa surface, pas systématiquement, mais ça arrive.

Pour le reste c’est du tout bon, l’IA assure dans tout les registres que ce soit dans l’apport offensif que dans les replis défensifs et l’entre jeu. Les collisions sont elles aussi sujettes à controverse. Soudain parfaites, soudain “lolesque” au point de voir des choses presque ridicules.

Alors bien sûr je chipotte car nous sommes bien au dessus de l’opus précédent et même de la concurrence.

pro-evolution-soccer-2015-playstation-4-ps4-1415882953-025

C’est la mode

Fifa avait son FUT, PES reprend la même sauce et invente le Myclub, un mode de jeu en tout point similaire à son concurrent puisque vous pourrez créer votre équipe, recruter des joueurs, gérer les contrats et tout ce qui se fait dans FIFA. La grosse différence réside surtout dans le fait que pendant vos matches, les actions sont récompensés par des points GP. Un bon centre rajoutera des points, ces points vous permettent d’acheter des améliorations. Lors des phases de recrutements si par exemple votre agent est mauvais, il ne vous ramènera que très rarement des joueurs de haut niveau parmis un groupe tiré au sort un peu comme dans les packs de Fifa. Sauf que si vous êtes débutant et que vous investissez dans un bon agent, vous aurez de grandes chances de tomber sur Zlatan! Autant vous les dire, je met ma main à couper que ce mode aussi bon que son concurrent dont il s’inspire (pour ne pas dire plagie) va devenir celui le plus utilisé par la communauté PES .

Pour le reste les modes “Deviens pro” et “Ligue des master” n’évoluent que graphiquement avec une interface bien plus rapide et pratique mais sans le côté rempli de Fifa. Toujours pas de petites attentions comme les articles de journaux, les mots d’entraîneurs, même la période de transfert est resté la même, vide et assez chiante là ou Fifa la rend attractive. Alors qu’on s’entendent bien, ces modes sont toujours attractifs et passionnants mais on aurait aimé un enrobage digne du concept surtout qu’on as le plaisir d’accueillir la ligue 2, le championnat Brésilien ou encore la série B. des apports qui certes ne comblerons jamais le manque des vrais licences des ligues Anglaises et surtout l’absence totale des clubs Allemands (hormis le Bayern) et si PES est bien détenteur des coupes d’Europe, d’Asie et Amérique, les fans de football outre Manche ou Rhin devront donc en passer par de longues heures dans l’éditeur.

Comment taire ? 

Un dernier mot sur les ambiances vraiment réussies avec un public qui réagit de différentes manière et avec variété selon les situations d’un moment M ou le destin d’un match. un point très bien maîtrisé en plus des musiques du jeu et des bruitages en nombre. On constate des joueurs qui poussent un petit cri de douleur ou de frustration sur une poussette ou une action manqué. Des entraîneurs qui hurles depuis leur banc ou des consignes entre équipiers. Du très bon travail un peu gâché par la performance des commentaires. Aussi bien sont-ils dans le ton et de qualité (après on aime Grégoire et Darren ou pas c’est une autre histoire) aussi bien ils deviennent répétitif. J’ai poussé le bouchon jusqu’à mettre le jeu en Anglais et en Italiens pour vérifier si cette redondance était seulement de mise chez nous ou non et force est de constater que nous sommes tous logés à la même enseigne. Un point qu’il faudra vraiment améliorer dans le futur.

 Les plus: Beau, de la vraie simulation, tactique, mode entraîneur, Online stable, Myclub, temps de chargement très courts, optimisation PC, répercussion de la fatigue, ambiance et sons, difficulté bien dosée, rythme de jeu parfait, gabarits et inertie des joueurs, jeu aérien au top, dynamique de balle, le fox Engine.

Les moins: IA des gardiens, licences en retrait par rapport à Fifa, collisions parfois ridicules, arbitre laxiste, commentaires pas terribles, modélisations des visages inégales, menus jolis mais chiants, ligue des master qui essouffle.

On en pense quoi ?
Le retour du roi
25 ans de jeu dans les dents et toujours pas de meurtre !

5 Commentaires

  1. Merci du test, j’aime pas le foot donc forcément je suis pas fan des jeux de foot, mais ce test aidera un ami que j’ai à se décider pour prendre ce jeu ou non.

  2. Lol tout d’abord bravo pour tes sous titres qui sont géniaux.
    Deuxième point, c’est saint etienne le club le plus populaire ^^.

    Plus sérieusement, je suis super content du retour du roi, je n’aime pas fifa, je suis toujous resté fidèle a PES, mais je ne l’ai pas acheté depuis des annnées car décevants. Sur PS3 vous savzz ce qu’il donne ?

    Merci pour ce test et vive PES

  3. Merci, oui ede42 dans les 70″s les gens savaient qui était St Etienne 😀

    Sinon pour l aversion PS3 elle est proche des autres. Déjà elle est très belle, niveau terrain/joueur et physique de balle c’est presque aussi bien, après on perd en qualité autour (tribunes, supporters, maillots de l’ASSE encore plus môches :p ) . Le mieux este de télécharger la démo dispo sur le store (980mo) qui permet de se faire un avis même si tout n’est pas dispo dessus.

  4. Je n’ose y croire. Personnellement j’avais fait une croix dessus depuis longtemps et je m’étais résigner à jouer à FIFA. Quelle bonne nouvelle. Enfin le retour PES au premier plan! La manette va chauffer!

  5. Je t’avoue que je m’y était remis l’année dernière mais sans convaincre et j’étais retourné sur Fifa mais là je décroche pas de PES. En fait plus j’y joue, plus je l’aime malgré les bug de collision agaçants !