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Alors que PES 2017 a conquis les cœurs en terme de gameplay, Fifa domine depuis pas mal d’années le marché. C’est sans dire que EA voulait enfoncer le clou en introduisant le célèbre Frostbite pour remplacer son moteur de jeu et un mode solo à la “2k” . Mais comme on l’a vu pour Fifa 14, le changement d’un moteur graphique amène souvent son lot de soucis, Fifa 17 est-il passé à travers ?

Frostbite plus beau ?

Commençons donc tout de suite par les changements visuels apportés par ce moteur. Soyons clairs d’emblée, oui Fifa est plus beau. Plus de finesse sur le terrain, les environnements, les visages et surtout des éclairages plus réels. Pour autant ce n’est pas une claque, loin de là, à l’heure ou NBA 2k par exemple décroche la mâchoire à chaque plan. Certains soulignerons surement quelques détails ici et là mais globalement le jeu se retrouve plus beau sans pour autant briller. On notera en revanche qu’il permet une superbe optimisation, les joueurs PC seront donc soulagés de savoir qu’il ne faudra pas OC sa vieille GTX 750 ou son agonisante 5850 pour jouer à Fifa 17. Bon, bien sûr il vaux mieux avoir une R390X, une 1060 ou encore une RX470 mais nous ne cracherons pas sur le fait que pour une fois, un jeu sera jouable sur un maximum de configs.

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Sans défense…

Malheureusement il n’aura fallu que quelques matchs au plus haut niveau pour constater que sur le terrain, Fifa 17 retombe dans certains travers , voir de très vieux travers , en grande partie à cause de ce Frostbite mais pas seulement.

Alors que le jeu est plus posé, plus lourd, que l’inertie des joueurs est bien plus importante et que passer un geste technique révèle d’un timing impeccable et que l’on prend enfin plaisir à construire, Fifa 17 montre très vite sa limite. Une limite d’abord physique puisque les collisions à la “Fifa 14” sont bel et bien de retour. Et croyez nous, certaines scènes vont intégrer le top fail youtube dans les prochaines heures. Chaque contact avec un joueur adverse ou de sa propre équipe peu créer une situation absolument rocambolesque et vous coûter un match. Que ce soit à cause d’une défense complètement absente ou d’un contrôle interminable , vous allez devoir protéger vos manettes des jets de colère pouvant en découler.  Il n’est pas rare de défendre à deux et que nos joueurs se “percutent” offrant un boulevard à l’adversaire. Autre gros soucis: la panique en surface ! A partir du moment ou un centre atterri dans une surface , nous ne savons jamais ce qu’il va se passer. “Bien” me direz vous? sauf que dans les faits , sortir un ballon proprement peu se révéler une tâche vraiment ardue et comme vous le savez, les dégagements à l’arrache … On pestera aussi sur une défense individuelle “debout” moins agressive, au point ou tendre la jambe deviens rare. Cela ne poserai pas vraiment de problèmes si les joueurs de l’IA ne prenait pas systématiquement l’avantage sur votre joueur mais c’est malheureusement ce vieux soucis qui resurgit de Fifa 11 ! Autre problème majeur , les changements de joueurs sont lents voir parfois impossible ! Vous aurez beau régler en manuel ou auto et martyriser le bouton L1, rien n’y fera.

Heureusement , tout n’est pas à jeter. Le milieu de terrain est bien plus riche défensivement et adapte vraiment sa ligne tandis que les centraux feintent leur courses de façon parfois vicieuse pour vous forcer à vous engouffrer dans leur piège. Les couloirs aussi sont très bien protégé et il va falloir créer un vrai décalage pour espérer effectuer un bon centre.

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A l’attaque ! 

Mais voilà, Fifa est connu non pas pour son réalisme mais bien pour son rythme de jeu rapide et inspiré du championnat Anglais. A ce titre, Fifa 17 pose son jeu tout en gardant cet ADN , ce qui provoque un mix entre jeu à la Barcelonaise ou l’on construit patiemment et attaque furtive, dévastatrice, conclue de manière rageuse. L’organisation des lignes est bien plus claire et le poids des attaquants se fait ressentir à chaque prise de balle , obligeant le joueur à bien prévoir sa course et celle de son opposant pour fluidifier le jeu, dans le cas contraire il faudra faire machine arrière. Fifa 17 propose donc un jeu d’attaque à la fois plus lourd et travaillé que son prédécesseur mais pêche par une domination trop prononcée de ladite attaque et donc d’un réel déséquilibre. Pour autant les habitués retrouverons vite leur marques dans ce domaine car la différence avec Fifa 16 reste minime, le jeu étant juste moins “direct” .

Y’a d’la Feature sur la ligne ! 

Toujours dans le registre du gameplay, des choix peu évident ont été faits dans l’espoir de renouveler un peu certaines phases de jeu, surtout sur les coups de pied arrêté. D’abord sur les corners , qui offrent un système qu’on avait pas vu depuis Fifa 2002 et la possibilité de “viser” un joueur en établissant une course de départ. Dans l’idée c’est un concept intéressant mais dans les faits là encore , ce concept n’est pas du tout au point et se conclue le plus souvent par un centre complètement random et “en cloche” . Même topo sur les coups francs ou un mix entre l’ancien système de visée et le nouveau est fait. Sur ce coup c’est beaucoup plus intéressant et le jeu y gagne non seulement en stratégie mais surtout en réalisme. Reste qu”in game, les centres demeurent vraiment trop mou et que le jeu de tête assez archaïque (il n’a pas changé depuis 5 ans ) n’aident pas vraiment.

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Un solo passionnant

Mais la véritable nouveauté de ce Fifa c’est bien entendu la J-League….non….enfin oui , elle y est mais on s’en bas les c****** , le mode aventure ou l’on incarne le jeune Alex Hunter viens donner un sérieux coup de Polish dans les modes offline. Si le mode carrière s’embellie de quelques améliorations (gestion de l’image du club, importance de centre de formation etc ) , que le mode “pro” ne change pas ses règles, dès la première partie, tel un pitt sur un bout de viande (ou un bébé de six mois )  on se dirige inévitablement vers ce nouveau mode.

Et si EA voulait imiter 2K, on peu dire que le pari est réussi. Sans vous spoiler, vous incarnez donc Alex Hunter, petit fils d’un prodige Anglais et fils d’un père absent dont la carrière a été brisé par une blessure. Avec votre poto Gareth vous allez gravire les échelons pour vous faire repérer et devenir des stars…mais bien sur ça va pas être les mains dans les poches. Très scénarisé et balisé façon “NFS”, on se plaît pourtant à faire évoluer son poulain, choisir les bons dialogues, s’entraîner et faire des matchs aux scénarios improbables. Une histoire certes classique mais qui vous tiendras quelques heures avec son lot de bonnes idées mais surtout une immersion totale. Une vision encourageante que EA pourra faire mûrir pour l’année prochaine afin d’y apporter plus de suspens, de rebondissements et de choix.

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Et le reste ? 

Pour le reste , l’habillage général du jeu est assez semblable au précédent, à la différence prêt que les couleurs de Dortmund ont été choisies cette année. Le FUT reste le FUT avec tout plein de petits ajustements bienvenus et intégrés de façon à ce que vous abandonniez toute idée de week end en compagnie de votre meuf , de votre mec, de votre chat, de votre esclave ou tout autre être organique afin de vous consacrer aux tournois, si vous vous qualifiez !

Autre nouveauté , la disparition de Sauzé dans les commentaires qui laisse place à Pierre Menes. J’avoue que j’attendais énormément de ce dernier pour apporter son style si particulier, son humour et ses analyses tranchantes comme l’épée de miraï Trunks. Malheureusement c’est un bien triste et fade Pierrot que nous avons là avec des répliques au ton morose et pas forcément dans le temps. Pire que ça, notre consultant C+ est très en retrait par rapport à Hervé Matoux. Est ce lié à son état de santé inquiétant, ne pouvant finir certain scripts ? difficile à savoir. Ce qui est certain c’est qu’EA a visiblement demandé à ce dernier d’être le plus sobre possible et c’est tout son charme qui disparaît. De plus alors que Francky apportait tout une carrière avec lui, Menes est forcément limité dans les anecdotes.

Conclusion: 

Beaucoup de choses à dire sur Fifa 17. Solo convaincant, habillage propre, contenu énorme, modes de jeu multiples, online en béton , toujours plus d’équipes etc etc etc , c’est peu de dire que ce jeu vous en donnera pour votre argent et que chaque denier dépensé sera rentabilisé par des heures de jeu. Malheureusement FIFA 17 a du mal à maquiller un moteur mal maîtrisé ou les collisions font des dégâts impensable et aux trajectoires de balle parfois extra terrestres! En somme Fifa est pile à l’inverse de son concurrent, un contenu de dingues avec un tas de licences mais un gameplay vieillissant et qui se veux toujours aussi déséquilibré. Son avantage est son accessibilité et son côté “spectacle” en plus de ses nombreux modes de jeu qui invites donc n’importe qui sur son grand terrain. Dans tous les cas, les fans sauront ou ils mettent les pieds et le prendrons , les nouveaux y trouverons l’accessibilité et le fun.

On kiff:

  • Les graphismes propres
  • Le mode solo
  • Le contenu de ouf
  • L’habillage, la mise en scène
  • Le jeu plus posé

On kiff pas:

  • Les collisions
  • La défense
  • Pierre Menes
  • Les centres en cloche, les têtes en attaque, les tirs
  • Les changements de joueurs difficiles

 

 

 

 

TEST FIFA 17: Virage réussi ?
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Vieux briscard débarqué des 80's qui se nourrit de rock, de vrai rap us, de nba etc . Je découvre les jeux vidéo en 1989 sur un Amstrad CPC 6128 et depuis ma vie est un bordel jeux vidéoludique !

4 commentaires

  1. Une licence en devenir c’est ça ? Je voulais me le prendre mais du coup j’hésite, tu as pu tester PES 2017 ?

    J’ai regardé un peu sur le net et les notes sont similaires pour les deux… tu me conseilles quoi comme jeu sachant que je n’ai pas touché à un jeu de foot depuis longtemps ?

    • L’avantage de Fifa c’est qu’il est vraiment complet. PES propose clairement un meilleur gameplay, mais il manque vraiment de licences, d’enrobage (ambiance hors matchs ) , heureusement les communautés fournissent beaucoup de patchs dispo sur ps4/ps3 et pc.

  2. Fifa 17 = gros pétard mouillé…. J’ai le jeux depuis ce matin, j’y ai passer la journee dessu et franchement j’aurai du rester sur le 16… Faut arreter de s’enflammer sur le nouveaux moteur de jeux, apres une quinzaine de match je n’ai toujours pas senti de grosse difference par rapport au precedents opus. Bref je n’ai pas envie de passer 2h a faire un “test” complet du jeux, je regrette deja mon achat… Pendant que la concurrence essaye de s’amelioré chaque annees avec un meilleur gameplay mais des licenses en moins, Fifa fait tout le contraire…. C’est decevant.

    • Je pense que cette année je vais me laisser tenter par PRS. A vor si les compétitions auront lieu sur Pes ou Fifa…. il est temps que la cincurable se réveille

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