Depuis 2014, les équipes de Konami s’éfforcent de revenir dans la course au titre de “meilleure simu de foot” et la saison dernière, PES 2017 avait su reconquérir un bon nombre de joueurs malgré de gros défauts encore présents et un concurrent aux moyens autrement plus importants. Pourtant cette édition 2018 pourrait bien sonner la révolte tant attendue.

Classique mais éfficace

C’est ce qu’on pourra dire des modes de jeu, des menus, de la présentation de PES 2018 puisque presque rien ne bouge depuis des années sur ce niveau. Le mode carrière joui bien d’un meilleur enrobage avec des itw, plus d’articles etc afin de proposer une immersion type “2k” mais force est de constater que celà reste encore bien faible face aux canons du genre. On note cependant deux fait importants: le retour du mode “random” qui permet de faire un vs local ou online avec des équipes choisies au hasard par le CPU et l’arrivée d’un mode 3V3 en online qui devrait enflammer vos soirées mais nous y reviendrons plus tard quand le online sera dispo.

Beau comme un camion 

PES 2018 était déjà beau l’année dernière et avait la force de présenter des visages fidèles à la réalité et des gabarits particulièrement réussis. C’est peu dire que cette année le soft fait passer un nouveau cap aux jeux de football. Jamais nous n’avions vu de visages si réalistes voir photo réalistes dans une simulation de football mais il faut compter aussi sur une finition exemplaire à tous les niveaux (environnements, stade, public, ballon, pelouse, effets de lumière etc ) , une “claque” légèrement gâchée par un filtre un peu haut en couleurs que vous pourrez cependant régler via votre écran. Les animations sont ahurissantes et chaque prises de balle, gestes, mouvements collent incroyablement à la réalité. On regrettes juste le manque de “vie” autour du terrain avec par exemple des stadiers “fixes” comme des gardes Londonniens ou des photographes champions du monde de gainage mais là on chipottes !

Un nouveau cap

Mais le domaine ou PES 2018 remet les pendules à l’heure c’est celui du gameplay. D’abord déroutant avec son rythme lent, l’inertie des joueurs qui pèsent dans la manette, la physique de balle d’un réalisme saisissant et pleins d’autres choses, PES révèle toute sa profondeur au fil des matchs et que l’on s’impose de la difficulté. Si les assistances de départ offres déjà des sensations extraordianaires de liberté dans le jeu et la possibilité pour les novices d’apprendre à construire, en semi ou même en FUMA (full manual)  on ré apprend le football avec un plaisir à peine dissimulé. C’est bien simple, PES n’est pas un jeu spectaculaire, PES demande d’être patient, de faire tourner , de bien anticiper chaque mouvement, chaque positionnement afin de construire les meilleures actions possibles. Les contacts entre les joueurs sont rares mais réalistes, les conditions météo jouent énormément avec un Pogba qui va glisser plus facilement qu’un Messi bas sur ses appuis sous une pluie diluvienne. L’un des changements majeur concerne l’absence totale d’indications sur les coup francs et les corners, laissant une liberté totale au joueur “de trouver la formule” , formule qui variera selon les footballeurs et leur stats. L’IA est devenue organisée, agressive et joueuse. Fini les passes en profondeur qui fonctionnent une fois sur deux, fini les courses infinies sur les ailes ou le jeu à 3 touches de balles. l’IA n’hésite pas à aller présser, à mettre deux joueurs en opposition, à tacler, jouer des coudes etc pour vous empêcher de mener à bien vos actions et profitera de la moindre occasion pour vous sanctionner. Les tirs sont lourds et les centres précis avec toujours ce jeu de tête aux oignons. En face, les gardiens ont pris du grade. En l’air, au sol, sans le ballon, ces derniers font très peu d’érreurs et peuvent même devenir frustrants dans certains match. Mais le plus important et le plus marquant dans ce PES c’est ce constat qu’on ne fait jamais deux fois le même match, qu’on ne marque pas tout à fait à chaque fois le même but et que deux coups de pieds frappés de la même façon n’auront pas le même résultat. Un presque sans faute si l’arbitre n’était pas encore aussi laxiste.

Licence des affaires

Autre point important qui gêne PES depuis le début : les licences. Et autant vous le dire tout de suite, même si Konami à grapillé quelques teams , difficile de lutter face à la concurrence. Si la L1, L2, des ligues plus mineurs, l’Italie ou encore l’Europa League et la Ligue des Champions sont bien là, pour nos amis Anglais et Espagnols c’est la grise mine. Comme d’hab, les noms des joueurs  sont officiels, pas celui des équipes ni des stades. A ce propos, Konami pourrait faire l’éffort de proposer un éditeur de stade complet puisque visiblement ils ont la flemme d’en créer ou d’en immiter. Si sur PC ou PS4 les patchs custom des différentes teams viendrons sauver la mise, pour les possesseurs de One il faudra en passer par l’éditeur pour un travail long et fastidieux qui décourgaera beaucoup de gamers. Cependant il nous faut bien préciser quelque chose: Konami ne peu rien faire à ce niveau puisque son concurrent “lock” les licences depuis des années à coup de millions de Dollars et nous nous interdisons de sanctionner un jeu pour de mauvaises raisons surtout quand elles inclues des accords bien sombres moyennant beaucoup de sous.

Envie d’aller aux Tullet ! 

En revanche Konami n’a pas besoin de Licences pour améliorer les commentaires des matchs et si la version Anglaise du jeu est carrément réussie, la VF est épouvantable ! Non pas que les interventions soient mauvaises, Margotton étant particulièrement précis et pro….mais Daren Tullet nous file la chi*** et malheureusement celà tranche avec le vrai personnage. Petits pics mal choisis, mal joué, commentaires irritants et traits d’humours très ….anglais ne passent pas. A côté de ça les ambiances des stades ont gagnées en qualité, les bruitages dans leur ensemble sont très crédibles et les musiques bien que toujours pas assez nombreuses reste de qualité.

Le moment de changer 

PES 2018 signe un presque sans faute sur le terrain. Konami a sus débarrasser son jeu de tout ses défauts et n’en garder que les qualités intrinsèques pour les embellir et faire de ce jeu une véritable alternative à Fifa. Plus que çà, il domine même son adversaire sur le terrain car plus profond, plus posé et avec une physique meilleure. Il offre ce sentiment de liberté que beaucoup recherchent et devrait illuminer les fans, surprendre les néophytes et faire sérieusement réfléchir les joueurs un peu “usés” de Fifa. Malheureusement PES pâti toujours du manque involontaire de licences mais aussi d’une “flemme” dans l’enrobage, l’immersion (mode carrière, légende etc ) et l’édition. Pour autant, c’est bien le gameplay qui prime et ce dernier est si précis, si prenant qu’il efface à lui tout seul le reste alors que pourtant, le jeu brille aussi incroyablement de par sa beauté.

NOTE : 18/20

 

TEST PES 2018: la nouvelle référence !
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Vieux briscard débarqué des 80's qui se nourrit de rock, de vrai rap us, de nba etc . Je découvre les jeux vidéo en 1989 sur un Amstrad CPC 6128 et depuis ma vie est un bordel jeux vidéoludique !

8 commentaires

  1. « Konami a sus débarrasser son jeu de tout ses défauts »

    Pas tout a fait. C’est quand même très énervant d’avoir les mêmes défauts récurrents chaque année: commentaires a la rue, menus dépassés, une ligue master vieillisante, et un arbitrage bien trop laxiste.

    • Salut Liojen et merci piur ton com.

      En effet la conclusion du test est floue, je parle bien entendu des défauts de gameplay et non pas ceux que tu cites et que je pointe également dans le test. En espérant que Konami travail sur ces points pour la saison 2019.

  2. Désolé mais en restant objectif on ne peut pas être totalement d’accord avec ce test. Passons les problèmes d’enrobage et de licences, vous dites que le gameplay n’a plus vraiment de défaut et c’est loin d’être le cas !

    On est d’accord sur le fait que la construction met une claque monumentale à son concurrent. Mais sérieusement :

    – Comment occulter la gestion de défense approximative avec la sélection de curseur au stick doit complètement ratée?

    – Comment ne pas parler de la jauge de tir qui se remplit à la vitesse de l’éclair?

    – Comment oublier ces ballons qui traînent dans la surface en roulant à proximité de défenseurs dont il est parfois impossible de prendre le contrôle au bon moment?

    -Comment ne pas admettre que les centres et les passes en profondeur, mêmes s’ils bénéficient d’une physique magnifique, ne sont pas scriptés pour être téléguidés?

    • Bonjour rarolal.

      Pour nous l’esemble des problèmes que vous dénoncés s’envolent en FUMA et il y a une option diponible pour ralentir le cuseur de tir etc si vraiment le timing vous gêne. A ce propose la vitesse du curseur est variable selon la position d’un joueur, plus il est en bonne position pour centrer ou tirer, plus elle est lente.

      Sinon bien evidemment qu’il y a encore des points à corriger sur le gameplay mais en l’état il nous a paru novateur et incontestablement meilleur que tout ce qui a été fait.

  3. Le FUMA de PES n’est pas à la portée de n’importe qui malheureusement et bien moins accessible que celui de son concurrent, donc l’écrasante majorité des joueurs ne va pas s’attarder sur cette façon de jouer.

    Vous dites qu’il est possible de ralentir le remplissage de la jauge de tir, pourriez-vous m’indiquer la manipulation à faire svp?

    Merci d’avance.

    • De mémoire c’est avant un match lorsque vous choisissez votre camps, type, editer et dans la séléction des aides il y a une option jauge de puissance. Sur PC du moins, sur console je l’ignore.

  4. Euh… On ne doit pas avoir le même jeu car dans les paramètres de réglages manettes je ne vois ni type ni éditer ni rien concernant la jauge…

    Pourriez-vous être plus précis en vérifiant tout ça si vous avez encore le jeu svp?

    Je vous remercie d’avance

    P.S. : Je suis sur PC

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