FIFA. Qui aurait pu croire il y a encore 10 ans à peine que la licence d’EA reviendrait dans la course et s’imposerait de telle manière que toute concurrence serait écrasé ?

Pourtant c’est ce qu’il s’est passé, plus précisément à partir de 2009 ou le titre pris un tournant majeur vers un réalisme autrefois jamais atteind et de s’étoffer de manière non négligeable jusqu’à maintenant. Si 17 fût une synthèse de tout ce que Fifa faisait de mieux , pas sûr que FIFA 18 fasse passer un nouveau cap à la série…on en est même très loin et nous allons voir pourquoi.

Toujours aussi complet

Fifa 18 choque dès le départ dans sa présentation puisque en tout point identique à 17 hormis les couleurs. Rien n’a bougé ou presque et tous les modes de ce jeu déjà très complet sont de retours dont le fameux “the journey” mettant en scène l’histoire d’Alex Hunter, jeune footballeur Britanique avec qui nous avions pu découvrir les joies du football narratif la saison dernière. Pour autant si nous regrettons l’absence de renouvellement, il est vrai que Fifa offre le summum de ce qui est possible d’avoir dans un jeu du genre avec quasiment toutes les licences possibles et une foule de détails et de descritpions. Ce qui est certain avec Fifa, c’est que ce jeu est assez riche en modes non seulement pour contenter les joueurs offline comme online mais surtout chacun d’eux sur toute l’année. Inutile de vous dire que les effectifs sont à jour. De ce côté là donc , pas de surprises mais pas d’oublis non plus avec les modes Rapide, Exhib, Carrière joueur ou Manager, FUT, Online, Lobby etc etc etc ainsi que “The Jouney” (L’aventure) .

Leger lifting 

Depuis l’arrivée de Frostbite, Fifa est devenu un beau jeu: visages saisissants, environnements fourmillants de détails, effets de lumières maîtrisés etc , l’opus 18 diffère sur ce point de son prédécesseur uniquement dans l’adoption d’un filtre plus doux en couleur et qui offre un rendu en vu match vraiment magnifique, en revanche dès que l’on approche la caméra, le côté “plastique” ressort toujours et accuse le coup face à la concurrence. Faire la différence entre 17 et 18 est vraiment difficile en terme de technique et si le jeu demeure agréable, il se range désomrais dans la case des jeux graphiquement correctes que nous en sommes en droit d’attendre en 2018.

Là ou ça se gatte c’est sur les animations. Pas de panique , elles sont toujours agréables et dans la majeure partie très réalistes mais ce qui nous chagrine c’est le gabarit des joueurs qui n’a aucune influence sur leur déplacements (surtout sous la pluie) et parfois des comportements “robotiques” surtout sur les phases de coup de pieds arrêtés. Il faudra donc qu’EA travail sur cet aspect du jeu s’il veux recoller aux nouveaux standarts imposés par PES.

Clic droit, Copier/presque Coller …. 

Mais rentrons directement dans le sujet très sensible qui va obligatoirement nourir un nombre de débats enflammés sur les forums : le gameplay. Depuis 08, chaque année avait apporté une nouvelle sensation de jeu dès les premières secondes. Pour Fifa 18 ce n’est absolument pas le cas. Un rythme plus lent certe mais tout est identique à 17 dans l’inertie des joueurs , la maniabilité, les prises de balle etc mais de gros changements pas forcéments bienvenus viennent complètement crucifier ce point essentiel du jeu. Passes trop appuyées même en FUMA, voir téléguidés , bloc milieu de terrain complètement absent des débats, gardiens complètement à la rue sur les frappes lointaines ou au sol, capables d’encaisser des buts à 35 mètres pour un peu que l’on prennent le bon joueur, (beaucoup de vidéos sur YT disponibles sur ce sujet) chaque partie devient un jeu d’enfant pour qui maîtrise les rouages de cette licence même au niveau le plus élevé. Pire, le jeu favorise la verticalité à tout prix ce qui rend inutile toute construction. Alors oui ça rend les matchs vivants et spectaculaires mais ou est le football dans tout ça ?

Pourtant on trouves aussi des points de satisfactions.Les tirs d’abord, beaucoup plus réalistes et lourds qu’auparavant suppriment cet effet “ballon de plage” et prennent enfin vraiment compte des stats du joueur et de sa position réelle. Fini les espèces d’acrobaties de l’impossible pour frapper la balle. Les centres également revus légèrement plus incisifs que par le passé. La gestion de collisions est elle aussi meilleure et d’ailleurs les joueurs font l’éffort de s’éviter si possible mais rien d’incroyable non plus. Le jeu de tête lui n’a toujours pas bougé depuis 6 ans et n’est toujours pas exemplaire même s’il fait très bien le boulot. Beaucoup pesterons contre le système de corner/CF et Pénalties initié dans 17 et maintenu à l’identique cette année.

En défense, l’IA contient bien les lignes arrières pour éviter le L1+Triangle (ou LF+Y) mais le milieu de terrain est laxiste et il vous faudra parfois prendre possession de certains joueurs pour “corriger les bêtises” de l’IA sur ce secteur de jeu. En revanche, Fifa s’améliore sur le pressing, le joueur que l’on contrôle ne rush plus sur le ballon et nous devons trouver le bon timing pour prendre la balle ou la dévier, de même les attaquants viennent presser le gardien quand c’est nécéssaire ou quand la tactique l’impose. Enfin, les tacles sont très proche de 17 pour ne pas dire identiques alors qu’on attendais clairement une amélioration de ce point de vue. Il est à noter aussi que le nombre d’animations nouvelles ne nous as pas sauté aux yeux.

D’un point de vue tactique là aussi on prend les mêmes et on recommence. L’apport judicieux des remplacements Auto ne suffira donc pas à étoffer cette partie importante que l’on aurait aimé voir murir encore.

Pour conclure, FIFA 18 nous as paru très similaire à un 17 auquel on baisse la jauge de vitesse. Il n’apporte rien de neuf  et fait même moins bien que son prédécesseur ce qui est une première.

La bonne ambiance 

Voilà le seul point sur lequel FIFA 18 surpasse vraiment 17: sur ses commentaires et son ambiance. Les musiques sont toujours “passe partout” mais dès qu’on rentre dans le stade , on sent la ferveur, les chants comme jamais auparavant et en match le duo de l’année dernière prend enfin vie avec des remarques un peu mieux jouées sur certaines phases. Le top étant forcément de jouer en anglais pour profiter en plus des consultants sur le terrain et de la radio.

Une journée

Pour finir nous aborderons “The Journey” ou “L’aventure”  qui met une fois de plus en scène les aventures du jeune Alex Hunter. Ce dernier devra se confronter à plusieurs choix de carrière et force est de constater que EA a bien ficellé tout ça pour nous tenir en halène. Rebondissements, défis, scandales, vous n’allez pas vous embêter dans ce mode assez prenant et bien mieux écrit que la saison dernière. Environ 5 heures de pur plaisir donc.

Une deception

Alors comment juger ce Fifa 18 ? Dur à dire. Pour la première fois, nous avons cette impression d’avoir une énorme mise à jour teinté de quelques nouveautés trop légères pour justifier un achat de 59 euros. De l’autre, Fifa nous fait du Fifa avec un accès simple, un gameplay certe dépassé par son concurrent mais suffisemment sérieux pour vous donner du plaisir et un soucis du détail permanent que ce soit dans la physique du jeu , la présentation ou l’immersion qui fait eccho à l’ensemble des jeux de la gamme EA Sports.

Ce qui est sûr c’est que ce FIFA 18 est un coup d’arrêt net sur l’évolution de la série. Pour la première fois, l’impression de jouer au même jeu que l’année précédente se fait sentir et le tout est renforcé par un habillage similaire et aucune prise de risques sur les modes de jeu mais surtout sur le gameplay qui contentera sans problème les fans mais fera grincer des dents ceux qui attendait un peu de renouveau. (dont nous faisons partie)

Pour autant, soyons clairs, FIFA 18 est un bon jeu et nul doute que chacun y trouvera son compte mais pour nous et aux vues des moyens colossaux dont dispose son éditeur, 18 ne propose rien de mieux que son prédécesseur. FUT viendra surement le sauver mais pour combien de temps ?

NOTE: 15/20

 

 

TEST FIFA 18 : la fin d’une époque ?
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Vieux briscard débarqué des 80’s qui se nourrit de rock, de vrai rap us, de nba etc . Je découvre les jeux vidéo en 1989 sur un Amstrad CPC 6128 et depuis ma vie est un bordel jeux vidéoludique !

2 commentaires

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